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Dans un article intitulé : « Absenteeism in the Extreme » [traduction: absentéisme à l’extrême], et publié dans le Workplace News, l’auteur attribue à la Commission canadienne des droits de la personne des pouvoirs conférés en réalité au Tribunal canadien des droits de la personne. En effet, la Commission ne rend pas de jugement et cette fonction est dévolue plutôt au Tribunal.

Si la Commission détermine, compte tenu de toutes les circonstances de la plainte, qu’une enquête plus approfondie est nécessaire, elle renvoie le dossier au Tribunal canadien des droits de la personne. Le rôle de cette entité est de déterminer s’il y a eu discrimination fondée sur un motif de distinction illicite, de statuer sur l’affaire et, au besoin, d’ordonner une mesure de réparation. Le Tribunal tient des audiences publiques dans le cadre desquelles les parties à la plainte peuvent faire valoir leurs arguments et convoquer des témoins. Le Tribunal fonctionne indépendamment de la Commission et se penche seulement sur les plaintes transmises par celle-ci.

Dans certains cas, un avocat de la Commission comparaîtra devant le Tribunal. La Commission ne représente ni le plaignant ni le mis en cause.  Son rôle est plutôt de veiller à l’intérêt public d’une façon impartiale et objective, comme elle le fait à un stade ou l’autre du processus de traitement des plaintes —  médiation, enquête et renvoi au Tribunal. L’avocat de la Commission ne comparaît donc pas nécessairement dans tous les cas, et son rôle auprès du Tribunal n’est pas le même d’un dossier à l’autre.