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Le 3 mai 2006, le Rapport annuel 2005 de la Commission a été déposé à la Chambre des communes. Il s’agit du dernier rapport annuel publié sous ma direction avant mon départ à la retraite le mois prochain. Cette dernière occasion qui m’est donnée de rendre compte des succès obtenus par la Commission dans la refonte de ses activités me réjouit donc tout particulièrement. Ainsi qu’il ressort du document, des progrès considérables ont été réalisés au cours des quatre dernières années dans la mise en oeuvre de notre modèle opérationnel.

Les améliorations apportées aux processus de la Commission se sont soldées par des résultats probants. En effet, la productivité de la Commission s’est accrue considérablement depuis 2002. À la fin de février 2006, le nombre de dossiers actifs avait été réduit de 44 %, et l’arriéré des dossiers avait pour ainsi dire été éliminé. L’âge moyen des dossiers a été ramené de 25 mois en 2002 à 9,5 mois, et la Commission est en bonne voie d’atteindre la norme de service qu’elle s’est fixée, soit le règlement de 85 % des dossiers âgés de un an.

Ces améliorations nous ont permis de consacrer plus de temps et de ressources au règlement par d’autres voies des questions liées aux droits de la personne. La Commission concentre maintenant ses efforts sur la prévention de la discrimination au point d’origine grâce à un nouveau programme de prévention qui vise à mettre en place, de concert avec les employeurs et les fournisseurs de services, des politiques de sensibilisation et de formation en milieu de travail susceptibles de prévenir de nombreux abus et différends. Après seulement un an, nous disposons déjà de bonnes indications comme quoi moins de plaintes provenant des organisations participant à notre stratégie de prévention nous sont acheminées, et nous suivrons de près ces retombées positives.

La Commission consacre aussi plus d'efforts à la recherche. Elle a ainsi réalisé, en 2005, trois projets spéciaux visant à favoriser des changements systémiques. D’autres recherches et initiatives de prévention seront lancées et menées à bien en 2006.

La Commission canadienne des droits de la personne est déterminée à améliorer constamment ses pratiques de gestion et à mettre à profit ses ressources de la façon la plus efficace et la plus efficiente possible en vue de promouvoir et de protéger les droits de la personne. Je suis persuadée qu'en modernisant ses programmes, la Commission a réussi à créer de solides assises qui lui permettront de poursuivre cet important travail.

 

Mary Gusella