Déclaration – Lorsque les femmes peuvent prospérer, nous pouvons tous et toutes prospérer

18 septembre 2020 – Ottawa, Ontario – Commission canadienne des droits de la personne

À l’occasion de la première Journée internationale de l’Équité salariale, Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, et Karen Jensen, commissaire fédérale à l’équité salariale déclarent ce qui suit :

Aujourd’hui, pour la première fois, des pays à partout dans le monde soulignent la Journée internationale de l’équité salariale.

En cette journée, nous célébrons et reconnaissons le travail accompli par les femmes et leur droit à être rémunérées équitablement pour ce qu’elles font. Cette importante journée réaffirme notre engagement envers les droits de la personne et de dénoncer toute forme de discrimination, notamment celle faite envers les femmes et les filles. Elle envoie le signal clair que nous devons tous et toutes nous engager à atteindre l’équité salariale pour toutes les femmes de partout dans le monde.

Cette journée nous rappelle également tout le travail qu’il nous reste encore à faire. Il s’agit d’un appel à l’action. Nous devons poursuivre notre travail afin de changer les structures qui font en sorte que le travail traditionnellement fait par des femmes est sous-estimé et sous-payé. Nous devons améliorer la situation jusqu’à ce que l’écart salarial qui défavorise les femmes soit comblé. Nous devons éliminer les obstacles supplémentaires auxquels doivent faire face les femmes racisées, les femmes autochtones, les femmes migrantes, les femmes ayant un faible revenu, les mères monoparentales, les femmes de la communauté LGBTQ2I+ et les femmes vivant avec un handicap, pour qui les inégalités économiques actuelles sont encore plus criantes.

Alors que le Canada subit les effets de la pandémie de COVID-19, l’importance de faire progresser l’équité salariale se fait encore plus pressante. Les femmes sont parmi les personnes les plus durement touchées par la pandémie. Un grand nombre des travailleurs de première ligne appelés à servir et à soutenir leurs communautés sont des femmes. Certaines femmes comptent parmi les personnes les moins bien rémunérées au pays. Certaines ne bénéficient que de peu ou d’aucune possibilité de travailler de leur domicile ou de prendre congé lorsqu’elles sont malades. Beaucoup de femmes ont été forcées de continuer à travailler tout en s’occupant de leurs enfants, avec peu ou pas de soutien. C’est pourquoi nous avons récemment demandé que le Canada adopte une approche féministe pour développer son plan de relance économique et sociale.

Les répercussions de longue date de l’iniquité salariale auxquelles s’ajoutent celles de la pandémie peuvent entraîner de lourdes conséquences qui subsisteront longtemps. Au moment de concevoir une approche de la reprise, le Canada doit s’assurer qu’elle favorise l’équité salariale et l’égalité des sexes et qui vise à rendre la société plus inclusive. C’est la possibilité de relancer nos efforts parvenir à l’égalité entre les sexes au Canada. Il est indispensable et plus que temps de combler l’écart salarial et améliorer les services sociaux offerts aux femmes en situation de vulnérabilité.

Lorsque les femmes peuvent prospérer, nous pouvons tous et toutes prospérer.